EDITORIAL

Le doute et la vertu

Jean Marie Théodat

Il est de bon ton à Port-au-Prince de jouer les Cassandre et d’annoncer le pire. On est assuré d’être prophète à peu de frais. Par anticipation de la catastrophe, on aurait toujours raison, tant il est vrai que le pessimisme prévaut à tous les stades de la reconstruction de la ville. Trois ans après la catastrophe du 12 janvier 2010 qui a démoli à 80% la capitale haïtienne et la commune de Léogâne, toute tentative de bilan confine à un cahier de doléances dont l’objet est de signaler la rémanence des problèmes de fond : encore plus d’un demi-million de réfugiés dans des camps précaires, des centaines de milliers de personnes, parmi lesquelles d’anciens réfugiés des camps, logées dans des quartiers insalubres ; le chômage, l’insécurité et l’absence de perspectives de croissance de la production, etc. Autant de défis qui restent à relever et dont on n’imagine pas qu’ils puissent l’être dans un avenir très proche tant que des changements structurels n’auront pas été faits à tous les stades de la vie de la nation.

Suivez nous via:

Site conçu et réalisé par AtelierWeb
du Groupe Medialternatif

© Observatoire de la reconstruction
Tous droits reservés - Juin 2012

Observatoire de la reconstruction

Jean Marie Théodat
Rédacteur en chef
Arnold Antonin
Rédacteur-adjoint

L'Observatoire de la Reconstruction bénéficie du soutien financier de la Friedrich-Ebert-Stiftung et du Ministère Allemand des Affaires Etrangères.